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July 04

Il me restait

 
1 seul nerf peinard
 
Y'en a qui trouvent le moyen de marcher dessus !
June 12

Cul c'est Aime ... ou l'histoire d'un dérapage quasi-contrôlé

 
     En classe de seconde on a quoi, 15, 16 piges ? Ben y'a des moments où, du haut de mes "beaucoup plus mais pas tant que ça", j'aimerais bien les avoir encore, juste quelques minutes, pour découvrir les potins. Mais qu'est-ce qui peut bien se tramer dans ces têtes encore ignorantes de tant de choses ? Ma curiosité a été furieusement ravivée ce jour ... mais c'est paraît-il un vilain défaut, il n'est sans doute pas bon de tout savoir. Je resterai donc sur ma faim, "?" fluos clignotants dans mon esprit finalement abasourdi.
     Si je retrace les quelques événements de l'année, mon côté "les experts ailleurs qu'à Miami" se mettant en place, je commence cependant à nier toute présomption d'innocence possible chez nos jeunes. Z'ont pas froid aux yeux ! Petit récit ... mais plantons le décor.
 
1 protagoniste d'envergure en la personne de Niels.
1 second rôle intrigant interprété par Lilian.
1 simple figurant sujet de bien des convoitises : Antoine.
 
     Entamons cet historique peu banal en disant tout d'abord que les intéractions entre les 3 personnages sont rares voire inexistantes jusqu'à ce jour. Ca aura permis d'intensifier la notion de surprise (et de me laisser sur le carreau ... bande de vauriens va ! Mdr).
 
 
     Le tout premier à se faire remarquer sous un angle à priori très personnel fut Lilian, le type qui paye pas de mine quand on le regarde. Grand, plutôt costaud, yeux et cheveux noirs, regard relativement sombre, jamais rasé, il frôle la brute épaisse si on ne le perce pas à jour. Heureusement, en 1 an, les occasions de voir les contours se dessiner sont multiples. Plutôt bosseur, il s'affirme peu, reste discret, se fond complètement dans la masse quand un jour ...
 
     ... la séance de TP avance tranquillement. Les expériences appellent les élèves à se lever et même, à se déplacer dans la salle pour atteindre les fenêtres. Je regarde le ballet incessant de mes requins (bavards mais qui boient pas la tasse - pas que con le requin hein ?) quand Lilian me passe devant. Dos à moi, il est soudain pris d'un accès de ... de ... ? de ... euh ... je sais pas très bien ...
 
     Voilà pas que mon Lilian bondit sur la paillasse la plus proche. Dans une volte face inattendue, il se retrouve assis face à moi, corps légèrement penché en arrière un bras tendu en guise de soutien. Sa jambe droite monte à l'horizontale dans le prolongement de la table, sa main libre vient se poser sur sa cuisse, sa tête s'incline légèrement sur le côté  puis ses cordes vocales nous gratifient d'un généreux :
 
"Poupou  pidou  Pou !"
 
     Tout sourire, il se relève visiblement satisfait et part à sa fenêtre faire ce qui lui avait été demandé, le tout dans l'amusement (réellement bon enfant) général. De mon côté, je suis littéralement glué sur place. Pas trop émotif le prof mais quand même ... j'aurais été au théâtre, j'aurais compris mais là, les interrogations ont commencé à fuser. Etrange pour le moins. Evidemment, maitrise nécessaire des émotions et de tout le reste, on zappe et on retourne à la sacro-sainte pédagogie comme si de rien n'était. A la fin de la séance néanmoins, je m'aventure seul à seul :
 
- " Lilian ? "
- " Oui ? "
- " Juste comme ça, c'était quoi ton trip toute à l'heure ? " demandais-je avec le visage le plus éclairé et rassurant que je puisse faire je n'en doute pas.
- " Oh rien. Juste une envie. " me répondit un visage tout aussi serein.
 
     Tout va bien Heav', TOUT ... VA ... BIEN !     
 
 
     Niels est un disciple peu discipliné, très gentil, souvent un air de benet qui assure une popularité simple, sans prétention abusive. Mais il est surtout un beau dissimulateur ... Assez tardivement dans l'année, bien plus à son aise que je ne l'imaginais, j'ai droit dans le couloir, devant le reste de la classe à une affirmation surprenante.
 
- " M'sieur, j'suis sûr que c'est vous qui trafiquez vos jean's non ? "
- " De quoi tu parles ? "
- " Ben oui, les morceaux de tissus derrière, c'est vous qui l'avez fait non ? On s'demandait et moi j'suis sûr que c'est vous. "
Pas question de se démonter ni de répondre simplement, l'occase est trop belle !
- " Dis-moi Niels ... je rêve ou tu me reluques le cul là ? "
Et tel est pris qui croyait prendre ...
- " Ben oui, j'assume ! " me lance-t-il dans un large (très large, extrêmement large même) sourire. Copains XPDR of course !
 
KO debout, l'a rien vu venir le Heav' ... RIEN de RIEN !     
 
     A ce stade de la compétition, l'état des lieux est simple : Lilian ? Gay. Niels ? Joueur. Antoine ? Tombeur discret - sans avis ... puis arrive la perturbation, le nuage plein de flotte qui va faire déferler une avalanche de questions auxquelles je n'aurai probablement jamais de réponses ...
 
 
     Dernier cours de l'année. Comme annoncé, garderie et goûter, oubliez, c'est pas mon truc ... ça râle un poil mais ils se prennent finalement au jeu du QCM récapitulatif avec classement intermédiaire + déconnade gratuite autorisée pendant la séance. Ca se passe dans une ambiance détendue et sympathique. Sur les conseils d'un excellent enseignant, je "casse" la séance en 3 parties pour la rendre plus vivante et plus accrocheuse. Pour la correction, chaque participant hérite de la copie d'un camarade et c'est là que le hasard s'en mêle (s'emmêle les pinceaux même).
     Alors que le premier classement intermédiaire donne Lilian n°1 sans surprise avec un sans faute, Niels dernier sans surprise non plus et mon Antoine bon 3ème et toujours aussi effacé, je distribue la 2° partie puis déambule dans les rangées voir ce qui se passe, si ça coche bien, si ça coche mal, si ça coche marre, si ça coche ondinde ... quand mes yeux n'en croient pas leurs propres yeux !
 
     Lilian avait eu l'insigne honneur (apparemment) de corriger le QCM d'Antoine. L'effet a été immédiat ... Au-delà des validations (ou non) de réponses du composeur, j'équarquillai les yeux qui se posaient sur :
 
 antoine
 
     "Ferme-la Heav', intériorise, t'as rien vu, le cours c'est plus important, plus qu'une heure, tu vas voir ça va aller, courage, non tu sors pas tu restes, comment ça t'as envie de pisser ? Arrête tes conneries ..." monologue auto personnel pour myself sur fond de moi même que j'hallucine !
     Le mode gamberge entre alors en action (c'est juste ... pas le moment) : "Mais le Antoine, il va la récupérer sa copie à la fin du cours ! Apparemment, Lilian s'en fout, c'est que ça se sait alors ? Ou alors ils sont ensembles et j'en savais rien, p'têt que personne sait rien ou tout le monde sait tout à moins que ça soit juste un délire. Naaaan, Lilian est sérieux, j'en suis sûr ! Il se cache même pas et personne se moque. Mais Antoine ? P'tain j'suis paumé là ... "
 
     L'avantage dans tout ça c'est que, même intrigué, et comment ne pas l'être, je réussis toujours à reprendre ma trame. Le QCM part. II avance et le classement ne fait pas dans la surprise : le n°1 n'a pas changé, le dernier non plus et Antoine perd une p'tite place :) Arrive la dernière feuille. Pas plus compliquée que les précédentes, il semble cependant que le besoin de calculatrice se fasse sentir ...
 
- " Tttttt ... on me range la machine ! Pas besoin de faire un calcul précis pour répondre, un peu de bon sens doit suffire. "
Même pas 120 secondes plus tard :
- " Dis-moi Alexis, pas la peine de la mettre dans le slip la machine ! Tu crois que je te vois pas taper le calcul là sous la table ? ".
Le gamin pris au piège range son matos sans broncher quand Niels se manifeste avec son sens aigu de la fausse question.
- " L'est trop fort ce prof ! Mais comment il fait pour voir à travers la table ! " (les paillasses ont des casiers, on voit rien en fait)
- " Tu sais Niels, j'ai des pouvoirs que tu ne maitrises pas. Je peux voir à travers le carrelage des tables ! Par exemple, je peux te dire que tu portes un slip bleu ! "
- " Eh mais c'est vrai ! " s'écrie Antoine bluffé, assis à côté, qui venait de se pencher pour regarder (savez, cette mode du jean's sous les fesses ...)
Là je me dis que cette fois, le Niels, j'l'ai bien eu. Erreur ...
- " Comme quoi y'a pas que moi qui regarde les culs en fait !"
Eh meeerde ! Mdr ! Putain de gosse quand même ...
KO debout ... ONCE AGAIN !       
 
     Il finira de m'achever avec la restitution de sa 3° feuille. Désormais, les réponses ne sont plus cochées à l'aide de simples croix mais de petits coeurs au marqueur bleu azur. La 40ème et dernière question portait sur une question de mélanges. Il m'entoure la question et me surligne en orange la réponse comme ceci : " homogène ". Pour me filer le coup de grâce, il me donnera dans un papier plié en 8 avec un autre coeur (dessiné au surligneur rose cette fois) une pièce de monnaie qu'il a recouvert de blanc correcteur et qui, sous prétexte qu'elle est désormais blanche, s'appelle la "i-pièce". Signé : Niels.
 
 
     Bon ... en bilan ... on en est où dans tout ça ? Qui est quoi ? Qui fréquente qui ? Qui sait quoi ? Quoi c'est qui ? Et suis-je une cible dans cette histoire finalement ? Ou pas ? Je sais pas, je sais plus ... mais que me réserve le dernier cours demain ? Une chose est certaine ...
 
 
jamais plus je ne ferai de QCM en fin d'année,
c'est trop risqué !
 
June 09

K-do K-Nucks

 
     Ce 09 juin aura été marqué d'un petit quelque chose pas anodin, d'un kiff étrange sur fond d'émotion ... pourquoi est-ce qu'on reste "con" dans ces moments là, je saurais pas expliquer. La fin d'année scolaire est là, on quitte une promo qu'on aura eu 2 ans d'affilée avec comme d'hab, les pupilles qu'on aime (et ceux qu'on n'aime pas). Et ceux qu'on aime vraiment vous montrent parfois qu'ils vous aiment aussi. La sonnerie retentit, on remballe les affaires, le "good luck" qui va bien puis ... débarque dans le couloir un élève qui avait soigneusement évité les 3 dernières heures de cours.
 
- " Tiens ? Qu'est-ce que tu fais là toi ? " demande-je à l'élève absentéiste.
- " Monsieur, on a une surprise pour vous " répond son meilleur pote prêt à quitter la salle.
- " ? "
- " Allez sors-le " dit-il à son coursier.
- " Ah tiens ! Pendant que je t'ai sous la main, faut que tu signes ton livret scolaire, suivez-moi " coupe-je.
 
     Direction la salle des professeurs où sont entreposés les livrets scolaires. Ca bout d'impatience ! Un sac plastique rouge semble m'être réellement destiné, son contenu avec bien entendu. Imperturbable, absolument pas curieux, j'entraine les 2 comparses et un troisième larron plus curieux que moi de savoir ce qui se trame. Une petite signature puis sentant que c'est pas une blague ...
 
- " Je repose ça et je reviens " dis-je.
 
     Je ressors, les élèves excités et pas d'accord apparemment sur la façon de présenter les choses font écran devant le sac qu'ils trifouillent comme pour un dernier préparatif. Je joue le jeu, me retourne genre j'ai rien vu puis ils me tendent le sac. Je m'en saisis puis les emmène avec moi dans un coin plus isolé, inutile de faire spectacle. J'ouvre et aperçoit du tissu ... bleu marine dominant, quelques bandes vertes et blanches. C'est typiquement un vêtement de sport, je pense à un maillot de foot. Quelque chose cependant m'intrigue ... il me semble immense ce maillot. Au toucher, le tissu semble à cent mille lieues d'un maillot de foot ou de rugby. La question bête "mais qu'est-ce que c'est ?" fuse dans mon esprit intrigué. Les yeux s'en mêlent et sans sortir le présent, regardent le fond du sac. Un mot apparaît : VANCOUVER ! Un logo se distingue nettement : un requin ? Non, en fait, un ORQUE ! Oublie le foot Heav', on est parti dans une autre dimension là ...
 
     Trève de suspense, je sors l'habit de son emballage, il est véritablement immense et là, le tilt ! L'élève venu juste à la sonnerie, juste pour m'offrir ce quelque chose est adepte d'un sport pour le moins très peu développé dans la culture hexagonale. Il pratique le hockey sur glace ... Petit gabarit, il semble malgré tout, pour les quelques occasions qu'on a eu d'en parler, être une sorte de fou furieux des terrains de glace. Les cocards ne lui font pas peur, c'est un fonceur. Le lien est fait, ce K-do, c'est un maillot de Hockey ! J'en suis sur le cul ... limite ignorant que ça pouvait exister par ici.
 
- " Je l'ai pris en Suède " m'affirme son pote.
- " En Suède ? " questionne-je totalement bluffé.
- " Oui j'y suis allé avant Noel "
- " Noël ? " (le Heav' traduisant que la préméditation avait la bagatelle de 6 mois ...)
- " Et c'est comment Stochkolm ? "
- " Très calme ... " (Encore une réponse qui me laisse sur le derch' !)
 
     Me voilà donc en train d'essayer au lycée, à 2 pas de la salle des profs, un vêtement qui selon les termes du pratiquant est pile à ma taille (quand on sait pas comment ça se porte, forcément, on reste surpris, j'ai l'impression de rentrer 10 fois dedans). Evidemment, ça va avec toutes les protections qu'on met dessous alors forcément, à vide, c'est moins seillant. Me reste plus qu'à acquérir le reste de la panoplie. Ah ! Et les manches trop longues, c'est fait exprès, ça se rentre dans les gants ... (culture culture ...)
 
Sans indication particulière, je pars ainsi sur le net identifier le club en question non sans mal d'ailleurs :
les Canucks de Vancouver (et leur orque donc).
 
 
et voilà ce que donne l'intégrale
(me demandez pas le nom du joueur, j'y connais que dalle)
 
 
 Au complet, crosse, short, casque et tout le matos nécessaire,
 je vous présente Luc Bourdon, rageur, venant probablement de marquer un point.
(Cette fois j'ai le nom du joueur, ça y est, je m'y connais ^^)
 
 
      Mais la subtilité du cadeau ne s'arrête pas là ... Qu'ils soient les numéros 17, 2 ou bien 28 ... les joueurs restent des joueurs ... je ne fais pas partie de cette catégorie ! Très bientôt, la preuve en image, dès que Non Yme aura trouvé le moyen de sortir son appareil numérique ... de sa léthargie.
 
Messieurs, un Grand Merci du fond du coeur !
 

May 13

Don't stand so ... close

 
Sans doute pas le moment d'expliquer mais tôt ou tard, ça va cogner !
 
 
May 01

Si les Dieux voyaient ça ...

 
     ... nul doute qu'ils verraient leur propre image tant ils étaient humains dans leur comportement. Batailles rangées à tous vas pour tout et n'importe quoi, la mythologie grecque n'a pas fait dans la dentelle et quand des divinités se comportent comme des chiffonniers, l'héritage ne peut pas être exempt de défauts.
 
     Plonger dans Athènes au XXIè siècle, c'est changer d'atmosphère, redécouvrir des ambiances qu'on n'a plus guère par chez nous. On pourrait y mettre un ton de reproche excessif, j'y vois plutôt un parfum de nostalgie sur certains points, chacun trouvant du positif ou du négatif selon sa vision des choses.
 
     Au final, un voyage sympathique malgré un temps pas forcément de notre côté et une bonne dose de paracétamol pour ne pas tomber trop bas et ne pas rester alité. Au milieu de tout ça, la bulle d'oxygène, locale, adorable, infatigable : Kostas.  
 
     Une petite dose d'humour pour clôre ce chapître avec Anna Vissi, la star incontournable depuis plus de 20 ans ... oui, j'aime les chansons grecques, et quand l'une d'entre elles n'hésite pas à parodier Madonna, c'est encore plus fun (Notez au passage que Anna Vissi et la Madonne ont le même âge ... laquelle est la mieux conservée ?).
 
  
 
 

Over the hill and so far away ...

Each time I try to reach you, you run away from me. Go to Hell !